DPE à André Malraux à Nîmes : comprendre le bâti et les étiquettes

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À André Malraux, à Nîmes, les 951 DPE analysés décrivent un quartier presque exclusivement composé d’appartements, où la période 1948-1974 domine. Les étiquettes B et C y sont les plus représentées, tandis que la part de logements F ou G atteint 0,7 %, contre 2,8 % à l’échelle de la ville.

DPE à André Malraux à Nîmes : comprendre le bâti et les étiquettes — Nîmes

951 DPE pour lire le profil énergétique d’André Malraux

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (André Malraux)Part du quartier
A10,1 %
B31733,3 %
C43045,2 %
D16016,8 %
E363,8 %
F60,6 %
G10,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS André Malraux (Nîmes).

Le dossier énergétique d’André Malraux repose sur 951 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Nîmes. Ces observations appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Elles permettent de décrire les logements diagnostiqués, de repérer les étiquettes les plus fréquentes et de comparer plusieurs indicateurs locaux aux références communales fournies. Leur portée doit toutefois rester précise : il s’agit de diagnostics, et non d’un dénombrement exhaustif du parc immobilier du quartier. Les données disponibles ne précisent pas non plus si plusieurs diagnostics peuvent concerner un même logement. Les résultats constituent donc un cadre de lecture pour un projet immobilier, mais ne remplacent pas l’examen du DPE du bien concerné. Cette distinction est importante pour interpréter aussi bien les parts de logements anciens que les consommations et les coûts médians.

Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974

La période de construction 1948-1974 représente 86,4 % des diagnostics du quartier : elle constitue très nettement le cœur du bâti observé. Au total, les logements construits avant 1975 pèsent 87,5 %, tandis que ceux d’avant 1948 ne représentent que 1,1 %. André Malraux présente ainsi un profil ancien principalement lié à la période d’après-guerre, et non à un parc largement antérieur à 1948. La composition par type de logement est tout aussi marquée : les maisons individuelles ne comptent que pour 0,4 %, le reste correspondant à des appartements. Pour comprendre les résultats énergétiques locaux, il faut donc garder à l’esprit cette forte présence de logements en immeuble. En revanche, ces seules proportions ne renseignent ni sur les matériaux, ni sur les équipements de chauffage, ni sur les travaux réalisés. Elles ne permettent pas davantage d’attribuer une performance énergétique particulière à chaque bâtiment de cette période.

  • 1948-1974 : avec 86,4 % des diagnostics, cette période domine le profil observé. Elle donne un repère pour situer un bien, sans permettre de déduire son étiquette à partir de sa seule année de construction.
  • Avant 1948 : la part est de 1,1 % dans le quartier, contre 23,2 % à Nîmes. Le bâti le plus ancien occupe donc une place nettement moins importante dans les diagnostics locaux.
  • Maisons individuelles : leur part de 0,4 % invite à la prudence pour analyser une maison à partir des résultats du quartier, puisque ceux-ci décrivent essentiellement des appartements.

Les classes B et C dominent, avec seulement 7 logements F ou G

La répartition des étiquettes place la classe C au premier rang, avec 430 diagnostics, devant la classe B, qui en compte 317. La classe D rassemble 160 diagnostics et la classe E en regroupe 36. Aux extrémités de la distribution, un diagnostic relève de la classe A, six de la classe F et un de la classe G. Cette lecture montre que le profil du quartier est principalement porté par les classes B et C, malgré la forte proportion de constructions de 1948-1974. L’âge dominant du bâti ne suffit donc pas à résumer les performances constatées. Il serait néanmoins infondé d’expliquer ces résultats par des rénovations généralisées ou par un système de chauffage particulier : aucune information de ce type n’est fournie. Pour un logement donné, l’étiquette reste à lire dans son propre diagnostic, indépendamment de la classe la plus fréquente dans son voisinage.

Des médianes de consommation et de coût inférieures à celles de Nîmes

La consommation médiane est de 123 kWh/m²/an à André Malraux, contre 159 kWh/m²/an à l’échelle de Nîmes. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation : il atteint 844 € dans le quartier, contre 890 € pour la ville. Ces comparaisons portent sur des médianes, et non sur des moyennes arithmétiques. Elles indiquent un niveau central plus bas dans les diagnostics locaux, sans décrire toutes les situations individuelles. La surface médiane est identique dans les deux périmètres, à 61 m². Ce point facilite la mise en regard des profils, mais ne suffit pas à établir une comparaison entre logements strictement équivalents. Les données ne détaillent pas les caractéristiques de chaque bien. On peut donc constater des indicateurs locaux inférieurs aux références communales fournies, sans attribuer cet écart à une cause technique précise ni prévoir la consommation d’un appartement particulier.

  • Consommation : les 123 kWh/m²/an médians du quartier constituent un repère local à confronter au DPE du bien. Ils ne doivent pas être présentés comme la consommation attendue de tous les appartements d’André Malraux.
  • Coût énergétique : les 844 € correspondent à un coût annuel médian estimé, et non à une facture garantie. Les 890 € observés à Nîmes servent uniquement de référence communale dans cette comparaison.
  • Surface : la médiane de 61 m² est commune au quartier et à la ville. Elle ne décrit pas la superficie de chaque logement et ne permet pas, seule, d’expliquer les différences de consommation.

Vendre ou louer : replacer le DPE individuel dans son contexte

Pour vendre à André Malraux, ces données permettent de présenter le contexte énergétique du quartier sans confondre tendance collective et qualité du bien. Un logement classé B ou C appartient aux catégories les plus représentées dans l’échantillon ; un logement F ou G s’inscrit au contraire dans une minorité de 0,7 %. Cette différence peut nourrir les questions des acquéreurs, mais les chiffres fournis ne mesurent aucun effet sur la valeur immobilière. Pour louer, la même prudence s’impose : le coût médian estimé de 844 € ne doit pas être annoncé comme le budget énergétique certain du futur occupant. Le DPE propre au logement reste le document à examiner pour discuter de son étiquette, de sa consommation et de son estimation de coût. Enfin, les informations disponibles ne permettent ni de conclure à une situation réglementaire individuelle, ni de définir des travaux adaptés à un bien précis.

Questions fréquentes

Le quartier André Malraux est-il mieux situé que Nîmes sur le plan énergétique ?

Les indicateurs fournis vont dans ce sens, avec une portée limitée aux diagnostics analysés : 0,7 % de logements F ou G contre 2,8 % à Nîmes, et une consommation médiane de 123 contre 159 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est également inférieur, à 844 € contre 890 €. Ces résultats ne constituent toutefois pas une comparaison exhaustive de tous les logements ni une garantie applicable à chaque adresse.

La forte présence de logements d’avant 1975 signifie-t-elle que les DPE sont mauvais ?

Non, ce n’est pas ce que montre la répartition fournie. Bien que 87,5 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1975, les classes C et B dominent, avec respectivement 430 et 317 diagnostics. L’année de construction ne suffit donc pas à anticiper une étiquette. Les données ne précisent pas les raisons techniques de ces résultats et ne permettent pas d’affirmer que le parc a fait l’objet de rénovations.

Quels chiffres retenir avant de vendre ou de louer un appartement dans le quartier ?

Les repères locaux sont une consommation médiane de 123 kWh/m²/an, un coût énergétique annuel médian estimé de 844 € et une surface médiane de 61 m². Ils servent à contextualiser le bien, pas à remplacer ses propres résultats. Pour présenter un appartement, il convient de distinguer clairement son DPE des statistiques du quartier. Celles-ci ne permettent pas de prévoir une facture individuelle, une valeur de vente ou les conditions réglementaires propres au logement.

Sources officielles

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