DPE à Général Perrier, Nîmes : comprendre le bâti et ses performances

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Général Perrier, les 622 DPE analysés décrivent un quartier de Nîmes très majoritairement composé d’appartements et marqué par le bâti ancien. Les classes C et D dominent, tandis que la consommation médiane dépasse celle de la ville, malgré un coût énergétique annuel médian estimé plus faible.

DPE à Général Perrier, Nîmes : comprendre le bâti et ses performances — Nîmes

Le dossier énergétique de Général Perrier repose sur 622 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Nîmes. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs classes énergétiques et plusieurs caractéristiques du bâti. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, leur intérêt est de fournir un contexte local de comparaison. Il convient donc de distinguer les tendances de cet ensemble et la situation d’un bien particulier : une consommation médiane ou une étiquette fréquente dans le quartier ne permet pas de déduire le résultat du DPE d’un appartement précis.

Un bâti largement antérieur à 1948, essentiellement en appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Général Perrier)Part du quartier
A10,2 %
B264,2 %
C27544,2 %
D20633,1 %
E9415,1 %
F193,1 %
G10,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Général Perrier (Nîmes).

L’ancienneté constitue un trait majeur du parc diagnostiqué à Général Perrier. Les logements construits avant 1948 représentent 71,5 % des diagnostics du quartier, contre 23,2 % à l’échelle de Nîmes. En élargissant l’observation aux constructions antérieures à 1975, la proportion atteint 89,2 %. Le quartier se distingue donc nettement du profil municipal par le poids de son bâti ancien. Les maisons individuelles ne représentent que 1,3 % des logements observés, le reste étant constitué d’appartements. Cette structure invite à lire les résultats comme ceux d’un secteur résidentiel essentiellement collectif. Elle ne renseigne cependant ni sur les matériaux des immeubles, ni sur leurs équipements de chauffage, ni sur les travaux déjà réalisés : aucune de ces caractéristiques n’est documentée dans les données disponibles.

  • Avant 1948 : 71,5 % des diagnostics du quartier. Cette période de construction dominante décrit l’âge du bâti, mais ne suffit pas à attribuer une classe énergétique à un logement.
  • Avant 1975 : 89,2 % des diagnostics. Ce repère complète la lecture historique du parc sans permettre de connaître son niveau actuel de rénovation.
  • Maisons individuelles : 1,3 % des logements diagnostiqués. Les appartements forment donc l’essentiel de la base locale, à prendre en compte lorsqu’on compare un bien avec les tendances du quartier.

Des étiquettes C et D dominantes, avec 20 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes montre que le bâti ancien de Général Perrier ne se traduit pas systématiquement par les classes énergétiques les plus défavorables. La classe C regroupe 275 diagnostics et la classe D en rassemble 206 : ce sont les catégories les plus représentées. La classe E concerne 94 logements, tandis que les classes A et B comptent respectivement 1 et 26 diagnostics. À l’autre extrémité, 19 logements sont classés F et 1 logement est classé G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 20 logements, soit 3,2 % de l’ensemble local. Cette distribution décrit un parc aux résultats variés. Elle ne permet pas d’expliquer pourquoi certains logements anciens obtiennent une meilleure étiquette que d’autres, faute d’informations sur leur état et leurs équipements.

Une consommation médiane supérieure à celle de Nîmes

La comparaison avec Nîmes fait apparaître plusieurs écarts qu’il faut lire ensemble. À Général Perrier, la consommation médiane atteint 185 kWh/m²/an, contre 159 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est pourtant inférieur : 829 € dans le quartier, contre 890 € à Nîmes. Ces indicateurs ne mesurent pas la même chose, puisque la consommation est exprimée par unité de surface alors que le coût correspond à une estimation annuelle. La surface médiane est également plus petite dans le quartier, avec 47 m² contre 61 m² dans la ville. Cette différence de taille doit être prise en compte dans la lecture des coûts, sans prétendre expliquer à elle seule l’écart observé. Les données fournies ne permettent pas d’isoler les facteurs explicatifs.

  • Passoires énergétiques : 3,2 % à Général Perrier contre 2,8 % à Nîmes. Leur proportion est légèrement supérieure dans le quartier, sans que les classes F et G dominent sa distribution.
  • Consommation médiane : 185 kWh/m²/an contre 159 kWh/m²/an. Sur cet indicateur rapporté à la surface, le quartier présente une consommation plus élevée que la référence municipale.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 829 € contre 890 €. Une estimation annuelle plus basse ne suffit donc pas à conclure à une meilleure performance énergétique.
  • Surface médiane : 47 m² contre 61 m². La comparaison entre logements gagne à tenir compte de leur taille plutôt qu’à s’appuyer uniquement sur les montants annuels.

Vendre à Général Perrier : présenter le résultat propre au bien

Pour préparer une vente à Général Perrier, les statistiques locales servent avant tout à situer le logement, et non à remplacer son diagnostic. Un appartement classé C s’inscrit dans la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, avec 275 diagnostics, mais ce seul rapprochement ne décrit pas toutes ses caractéristiques. À l’inverse, l’ancienneté d’un immeuble ne justifie pas de présumer une mauvaise étiquette : 71,5 % du bâti diagnostiqué est antérieur à 1948, alors que les classes C et D dominent. Une présentation factuelle consiste à distinguer clairement l’année de construction, la surface, l’étiquette et les estimations propres au bien. Les chiffres disponibles ne permettent de chiffrer ni une incidence sur sa valeur, ni un effet sur les conditions de vente, ni le bénéfice éventuel de travaux.

Louer dans le quartier : distinguer estimation et situation individuelle

Dans un projet locatif, le coût énergétique annuel médian estimé de 829 € constitue un repère de quartier, pas une prévision de dépense pour le futur occupant. La surface médiane de 47 m² et la diversité des étiquettes montrent l’intérêt d’examiner les informations du logement envisagé plutôt que d’appliquer une moyenne locale à tous les appartements. Pour le bailleur comme pour le candidat locataire, la lecture doit porter sur l’étiquette individuelle, la consommation indiquée et le périmètre de l’estimation présentée. Les 20 logements classés F ou G signalent également l’existence de situations énergétiques moins favorables dans le secteur. Toutefois, les seules statistiques fournies ne permettent pas de conclure à la possibilité de louer un bien précis ni de déterminer les travaux qui lui seraient nécessaires.

Questions fréquentes

Les logements anciens de Général Perrier sont-ils tous mal classés au DPE ?

Non. Les constructions antérieures à 1948 représentent 71,5 % des diagnostics du quartier, mais les étiquettes les plus fréquentes sont C, avec 275 logements, et D, avec 206 logements. L’âge du bâti ne permet donc pas, à lui seul, de présumer le classement d’un bien. Les données ne précisent pas les rénovations ou les équipements susceptibles d’expliquer ces résultats.

Général Perrier compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Nîmes ?

La proportion est légèrement supérieure : les classes F et G concernent 20 logements, soit 3,2 % des DPE du quartier, contre 2,8 % à Nîmes. Cette comparaison porte sur les diagnostics analysés. Elle ne signifie pas que chaque immeuble ancien comporte une passoire énergétique et ne permet pas de localiser les logements concernés au sein du quartier.

Pourquoi le coût médian est-il plus bas malgré une consommation médiane plus élevée ?

Le coût annuel estimé et la consommation par mètre carré sont des indicateurs différents. Général Perrier présente un coût médian de 829 €, contre 890 € à Nîmes, mais aussi une surface médiane plus petite : 47 m² contre 61 m². Ce contexte aide à lire les résultats, sans démontrer une cause unique. Les données fournies ne permettent pas d’expliquer complètement cet écart.

Sources officielles

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